Equateur 2

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Enfin, après des heures d’angoisse, l’orage, la tempête, le camion qui vrille grave en descente, nous arrivons à Otavalo vers 20 h. Et là , épuisés, vive le GPS, direction un bivouac tout prêt tout étudié ! Un petit resto, un petit verre de vin chilien et hop ! Adieu Kamel, veau vaches cochons !!! L’altitude, le froid, l’épuisement lié à la concentration de la route, bref, Kamel est en déconfiture totale ! ça y est on a perdu le père !  Le lendemain à 6h30 me voici au taquet et seule je pars à la découverte du marché gigantesque qui a envahit les rues d’Otavalo. C’est gigantesque ! Des ponchos, des attrape rêves, des tissus, j’en prends pleins les yeux !! Les équatoriens portent des vêtements typiques, des colliers splendides, je suis transportée par ce dépaysement total et inattendu. Mais vite, le marché aux animaux s’arrête à 10 heures, pas question de le rater !! Tim et Félix veulent un chien depuis le début du voyage et comptent bien le trouver là bas ! C’est cela oui… Nous y verrons de tout,  des bestiaux, des coqs, des cochons d’Inde (une spécialité ici cuits au four hum…) sauf des chiens ! Yes sauvés !! Tout le monde s’agite pour acheter le meilleur coq de combat ! Auquel nous assisterons, mais là pas de photo c’est trop horrible. Trop peur des procès de Brigitte Bardot.

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Plus loin, dans une boutique de musique andine je demande où l’on peut assister à un concert. Un des gars nous donne RDV à 18h. OK. Il nous emmène chez un copain à lui où c’est la « répet » chaque vendredi et samedi soir. La flute andine, la guitare, le violon, c’est parti pour 2 heures de musique andine, fabuleux. Le proprio nous invite à rester chez lui (à garer le camion dans sa cour) et nous nous mettons à cuisiner la galina (poulet)achetée au marché pour toute cette petite famille pour leur remercier de leur accueil. Le lendemain, dimanche, ils nous amènent balader au volcan de Cotacaxi puis nous nous arrêtons pêcher des truites. Chouette rencontre.

partie endiablée de basket avec des collégiennes !!partie endiablée de basket avec des collégiennes !!
partie endiablée de basket avec des collégiennes !!
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partie endiablée de basket avec des collégiennes !!

Mais Jolly Jumper a mal aux pattes, il nous faut s’occuper de lui ! Quelques heures au garage et ça repart !

Direction una « Finca communidad » comme ils disent ici, une ferme communautaire. Nous voila transportés dans la culture quichuas quaranquis, à quelques miles d’Ibarra. Le principe repose sur du tourisme communautaire, ici, en pleine pampa, sur 1500 familles qui y vivent, 16 participent à un projet d’accueil et d’échange d’étrangers afin de transmettre leur culture et coutumes. Nous semons le blé tous ensemble selon le principe de la Minga (mise en valeur commune), le transformons en farine et le lendemain matin Teresa nous préparent des tortillas au p’tit dej’. Jessica, la fille de la famille âgée de 23 ans, m’apprend à broder et oui oui ouvrez bien vos oreilles, depuis 2 jours Tim et Félix brodent ! Assis dans l’herbe, avec leur aiguille, leur canevas, ils brodent un perroquet, une fleur… Qui l’eut cru !!! C’est bien la preuve que les voyages ça transforme !! Pour ceux qui connaissent Félix c’est plutôt le genre bazoukas pistolet et bagarre alors là pour le coup, de le voir calme sur une broderie, on est sciés ! Ce soir la mama nous préparent le diner, au menu poulet, brocolis, frites, ouf on a échappé de peu au cochon d’Inde, une tradition culinaire ici… Je crois que je vais devenir végétarienne !

 

 

 

 

 

cheveux au vent... et banane aux lèvres !!!cheveux au vent... et banane aux lèvres !!!
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cheveux au vent... et banane aux lèvres !!!

2 jours après nous nous quittons, non sans émotion pour ma part. Pour ceux qui me connaissent je verse des larmes de crocodile comme devant « la petite maison dans la praires », on s’améliore mais on ne se refait pas… Quitter ces gens, ces 2 femmes (mère et fille, bisou maman) qui nous ont tant donné, tant montré. Donner c’est facile, c’est vrai que recevoir parfois c’est pas si simple… (Ola les éducs vous êtes là ??) Bref c’est le cœur lourd que la route reprend, heureusement les minots sont là et nous mettent du baume au cœur dans toutes les situations.

Direction Quito, 1ère capitale que les minots voient !!! Ils n’ont pas encore vu Paris… ! Bon ils ont toute leur vie en même temps. Quito c’est la capitale du sport ! Ceci dit c’est peut être parce qu’on a trouvé un super bivouac devant un parc immense genre parc Borély mais avec 10 stades de foot, des terrains de tennis, une aire de muscu bref… le paradis pour Tim et Félix ! Et là, sur le parking, rencontre inattendue avec une famille brésilienne et 2 garçons (8 et 14 ans) partis en voyage pour 2 ans à travers le monde. Un vrai bonheur de parler portugais pour nous, et un autre vrai bonheur pour les minots qui jouent à la play dans leur camion ! Presque 2 mois qu’ils n’ont pas touché une manette, ça y va !!!

Le lendemain, lifting total pour Jolly Jumper (freins, disques et tout le tsouin tsouin) et c’est reparti pour un tour !! On décide d’aller voir le volcan Cotopaxi (5800 mètres environ quand même !) et en fin d’après midi, alors qu’il pleut des cordes et qu’enfin nous nous mettons un peu à l’école, voici notre famille brésilienne qui débarque !!! Cris de joie partagés, nous partons tous à la découverte de la lagune où nous assistons à un coucher de soleil fantastique, encore un lieu qui restera gravé à jamais dans nos mémoires.

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Le lendemain nos nouveaux amis partent pour Latacunga négocier un tarif pour les Galapagos ( nous n’irons pas, trop cher pour nous) et nous reprenons la route pour la Laguna de Quilitoa. Les paysages sont somptueux, nous sommes dans le fin fond de l’Equateur (nous prenons en général les chemins de traverse), prenons au passage quelques collégiennes en stop reliant un village à un autre, et le lendemain, retrouvons encore une fois par hasard nos amis brésiliens sur un marché ! Direction la côte ouest ensemble, et leurs 2 minots font la route avec nous. Tout va très bien jusqu’à ce que, après la méga descente de la Cordillère des Andes, les freins de Jolly Jumper fument, et les freins des brésiliens ben, pire encore, y’en a plus !!! Halte oblige, Fernando nous prépare un plat typique brésilien au bord de la route et nous nous régalons… Chaque instant « négatif » se transforme illico en positif quintuplé, c’est comme ça depuis le début, pourquoi ça fait pas pareil chez nous ???

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Carla, Fernando, Rafael, Leonardo !!! Hasta luego !!! on est certains de se retrouver un de ces 4 quelque part !!!

Nous partons en direction de la cote ouest équatorienne pendant qu'ils tracent à Gayaquil.

Les roues ne fument plus mais le voyant orange est toujours allumé... Papa, ça veut dire quoi ??? Bref, on trace, pas le choix de toutes façons. pas de mécano à l'horizon et papa... pas là !!! (bisouxxx)

Verra t on la mer bientôt ???

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lucrécia 23/10/2016 18:31

Coucou les aventuriers !! Merci pour ces chouets commentaires, photos, on se retrouve transporté pendant quelques minutes bien loin de notre quotidien marseillais. Je pense souvent à vous, et je suis contente de vous savoir en bonne forme et si enthousiastes. Par ici l'automne est bien arrivé avec un peu de pluie au passage et les vacances de la Toussaint sont là ! Plein de pensées pour vous et un grand bravo pour la broderie, c'est superbe ! il y a des écoles en France qui savent à quel point les activités manuelles sont essentielles pour les enfants et les adultes, dommage qu'elles soient encore si rares ...mais on commence à en parler et même des écoles classiques commencent à adopter de nouvelles pédagogies.